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Gaspillage alimentaire : ça se passe sous nos fenêtres !

Quelle ne fut pas notre surprise ce midi lorsque depuis notre terrasse située au-dessus d’un supermarché de Sceaux nous avons assisté à la scène suivante :
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Une salariée du magasin est en train de jeter à la poubelle ce que nous avons identifié comme des fondues savoyardes ; nous en avons compté une dizaine de paquets. Quelle drôle d’idée d’approvisionner massivement les rayons en fondue par ces chaleurs, me direz-vous.

La cause de la lutte contre le gaspillage alimentaire mérite d’être défendue à Sceaux où il y a urgence comme ailleurs. Nous ne voulons plus assister quotidiennement à ce massacre alimentaire dont nous devenons complices par notre inaction.

Le député PS Guillaume Garot, ancien ministre chargé de l’agroalimentaire, a rendu cette semaine un rapport relatif à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Il y indique le chiffre impressionnant selon lequel un tiers de la production mondiale de nourriture est jetée chaque année. Le ministre Garot propose une mesure de bon sens : l’obligation pour les grandes surfaces de distribuer leurs invendus aux associations qui en font la demande. Du bon sens oui. Quelle est donc cette logique de voir ces kilogrammes de nourriture pourrir au soleil à l’arrière du magasin alors que des gens mendient à l’entrée de ce même magasin ?
La loi rend pour le moment difficile la distribution de denrées périmées. Mais il n’échappe à personne aujourd’hui que les dates limites de consommation (DLC) ne sont pas adaptées. Avez-vous déjà été malade pour avoir mangé un yaourt le lendemain de sa DLC ?

Une autre initiative intéressante se développe en ce moment : les gueules cassées. Ce sont ces fruits « bons à consommer, pas à jeter ! ». Là encore, du bon sens pour une consommation responsable. À Sceaux par exemple, certains magasins proposent ces produits. Faisons-le savoir et aidons-les à ce que l’opération soit un grand succès.

Il est de notre responsabilité collective que d’aider à la mise en oeuvre de ces solutions simples. D’abord dans notre entourage, notamment auprès du jeune public qui ne doit pas ignorer ce qui est fait à côté de chez lui ; puis au niveau public, où les collectivités doivent être à la hauteur de leur responsabilité.

Tout cela ne coûte pas un sou, mais rapporte tellement sur tous les plans. Maintenant que nous sommes tous au courant, ne pas agir serait un délit moral contre nous-mêmes.

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